Dubréka : l’eau, un adversaire des cultivateurs dans les rizières

Dubréka : l’eau, un adversaire des cultivateurs dans les rizières

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Les premières pluies annoncent l’hivernage en Guinée. Plus de répit pour les cultivateurs dans les rizières de la préfecture située à 50 kilomètres de la capitale : Dubréka. Ces ouvriers de la nature luttent contre l’eau, un adversaire de taille. Et d’autres intempéries qui  affaiblissent le rendement  chaque année. 

Les 137 hectares du périmètre aménagé à la portée de l’eau, des crabes et de la rouille. Crédit photo Hippolyte Batumbla Camara

 

   La centaine d’hectares aménagée part en ruine

Cette ville est certes connue pour l’art  (l’institut des arts s’y trouvant). Mais c’est aussi une contrée où l’agriculture occupe une place de choix dans les activités de la majorité des riverains. La culture du riz sur brûlis n’a plus de frontière notamment dans les secteurs Dôfili et Côperin situés sur la partie littorale de la ville.

Selon le calendrier agricole, début juin  jusqu’en mi-juillet reste l’installation et la mise en terre de la pépinière. Ensuite, vient le moment de labour et de repiquage en Août. La récolte se fait généralement au mois de septembre prolongé en décembre.

Cependant l’eau de nos jours, est  devenue une menace dans ces secteurs. La vanne qui doit la contrôler ne sert plus à grand-chose.  Les routes qui mènent aux digues depuis 1953 par l’action des crues, s’affaissent du jour au lendemain. La centaine d’hectares (137 ha) aménagée par le Fonds de Nations Unies pour l’Agriculture(FAO), appartient désormais à l’eau, aux crabes et à la rouille.

La rouille, le sel et les herbes appauvrissent le sol

Tous les cultivateurs sont revenus dans l’ancien périmètre de 73 hectares, mis en place à l’ère coloniale.  Un fait qui baisse considérablement la production du riz vu que les moyens utilisés sont rudimentaires. Et occasionne également l’inactivité d’un bon nombre de la population qui ne vit que de ce travail si pénible.

En 2014, je me rappelle bien. L’eau avait causé beaucoup de dégâts dans ces digues. Les cultures étant en ruine, la situation avait mis en mal cultivateurs et autorités de la préfecture. Et jusqu’à présent le problème est d’actualité. L’ancien périmètre dans lequel tout le monde désire s’offrir une place au soleil, est frappé de vieillissement. La rouille, le sel et les herbes sauvages emportés par la marée appauvrissent le sol.

Dans certains  endroits de la ville comme à Bouramaya dans Tanènè (nouvelle ville en langue locale), les cultivateurs sont obligés d’attendre la fin des crues d’eau, faute d’aménagement des plaines. Conséquences : faible productivité et retard de la récolte. Une question qui doit être pourtant mise sur table ; histoire de redonner un souffle nouveau à l’agriculture au niveau local.

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