La crise sociopolitique en Guinée prend de l’ampleur

La crise sociopolitique en Guinée prend de l’ampleur

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    Les femmes de l’opposition républicaine
    dans les rue le 07 mars 2018. Crédit photo: Naby Elma Camara

L’heure est grave. Pendant toute la journée d’hier lundi 12 mars 2018 et aujourd’hui, la capitale guinéenne,  notamment Kaloum, le centre ville, est en ébullition. Femmes, enfants et jeunes manifestent pour exiger la reprise des cours dans tout le pays. Une conséquence de la grève des enseignants déclenchée le 12 février dernier.

Partout sur le trottoir, des barricades, des pneus brûlés par endroit et bon nombre de voitures caillassées. « C’est une nuit agitée que les populations de Conakry et environ s’apprêtent à passer. À Kaloum, le centre administratif et des affaires, les manifestants sont redescendus dans les rues cette nuit, brûlant des pneus et bloquant toute circulation…», peut-on lire sur le Déclic.info.

Cette vague de manifestations sur un fond de colère continue jusque dans la haute banlieue paralysant toutes les activités. Selon toujours le Déclic.info, la même atmosphère règne à Lansanaya Barrage, où les jeunes survoltés jettent des pierres sur tout ce qui bouge. Une scène de panique qui s’est poursuivie jusqu’à Tombolia. Mais là, le mouvement de manifestants a été très vite dispersé par les forces de l’ordre.

« Sortis depuis la nuit d’hier, lundi 12 mars 2018, les jeunes manifestants de la commune urbaine de Boké maintiennent toujours leurs barrages au niveau du carrefour Dembaya, situé au cœur de la ville. Après de longues échauffourées (entre 9 heures et 12 heures) avec les forces de l’ordre qui tentaient de libérer la route, les jeunes manifestants ont pour le moment réussi à faire fuir les hommes en uniforme et renforcé les barrages » rapporte le correspondant local de Guinéematin.com qui est sur les lieux.

Mais depuis le 7 mars dernier, les femmes de l’opposition républicaine, vêtues de blanc-rouge, ont battu le pavé sur l’axe le Prince. Elles fustigent les injustices faites aux femmes dans le pays et exigent surtout le retour des enfants du secondaire à l’école.

Pour l’heure, l’opposition elle-même maintient la « ville morte » demain mercredi 14, rejointe par le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) qui prévoit également de partir en grève jusqu’au jeudi 15 mars, cela en fermant toutes les boutiques des commerçants affiliés à leur organisation.

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