En Guinée, les propos haineux sur la toile sont réprimandés par la loi

En Guinée, les propos haineux sur la toile sont réprimandés par la loi

Sharing is caring!

Dans cette dernière décennie, la connexion en Guinée n’est plus un luxe : l’affluence sur les plateformes de discussions se passe de tout commentaire. Cette pratique alimente à sa façon la situation sociopolitique du pays, dominée par les manifestions populaires ainsi que de multiples propos incitant à la violence sur la toile.

Créer un article

L’utilisation des  réseaux sociaux, notamment Facebook a pris de l’ampleur en Guinée. Si, dans les années 2000, on pouvait compter  au bout des doigts les utilisateurs d’Internet (encore plus les utilisateurs des réseaux sociaux) dans ce pays ouest africain de 13 millions d’habitants, ils se comptent de nos jours par centaine de milliers.

Et c’est là que tout se passe, se voit et se dit, surtout. Avec la situation sociopolitique du pays très tendue,  plusieurs propos à caractère ethnique, haineux, dominés par l’incitation à la violence, ont été émis par bon nombre d’internautes guinéens.

C’est pourquoi, l’Association des blogueurs de Guinée (Ablogui), dans son communiqué de ce lundi 19 mars 2018, a levé le ton pour condamner cette violence numérique et a appelé à la prise de conscience sur la toile. « Nous appelons les utilisateurs des réseaux sociaux à plus de responsabilité. La jouissance de nos libertés individuelles est subordonnée à la paix et au respect de l’intérêt supérieur de la République.» Autrement dit, Ablogui invite tous les internautes en Guinée à faire attention aux contenus publiés sur les plateformes de discussion.

Le ministre guinéen des Télécommunications est ferme sur la question. Invité de l’émission ‘’Les Grandes Gueules’’ de la radio Espace fm, Moustapha Mamy Diaby explique que la responsabilité de tous est en jeu.

« Nous avons des outils juridiques, nous avons la loi 37 relative à la Cyber sécurité. Cette loi a été portée à la disposition de nos magistrats, de nos officiers de police judiciaire », peut-on lire sur MosaiqueGuinée.com.

La loi à laquelle le ministre fait allusion légitime en Guinée la censure en ligne. Son article 29 stipule que l’émission d’injures, d’une expression outrageante, tout terme de mépris ou toute parole violente qui ne renferme l’imputation d’aucun fait sont passibles de six mois à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende allant de 20 à 30 millions de francs guinéens.

Pour éviter de mettre de l’huile sur la braise en passant par la toile, Moustapha Mamy Diaby a interpellé les procureurs de la République à faire respecter ces nouvelles dispositions juridiques sur la Cybercriminalité dans tout le pays.

Sharing is caring!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *